Le métier d’accompagnant en ligne implique les services d’un professionnel qualifié pour aider son client à résoudre un problème. Par exemple, je remarque que sur internet, beaucoup s’approprient le titre de « coach » tout en proposant des prestations qui n’ont rien à voir avec le coaching.

Découvrez ce qu’est le coaching, le consulting ou encore le mentoring et leurs différences.
Selon les besoins, ce sera à vous de trouver la bonne approche tout en étant clair avec votre client.

SOMMAIRE

La différence entre un coach et un formateur

Il existe une réelle différence entre un formateur et un coach.

En ce qui concerne le formateur, il y a une notion de transmission d’un savoir-faire ou d’un savoir-être, en posture dite haute. Alors que pour le coach, on part directement de la personne et on joue plus un rôle de catalyseur ou de révélateur en posture basse sur les compétences professionnelles du coaché.

En revanche, les qualités d’un coach sont proches de celles d’un formateur. Leurs qualités principales sont la bienveillance, la neutralité, l’empathie et l’écoute.

Le coach peut faire :

  • du coaching individuel ;
  • du team building.

Dans ce cas il peut être tour à tour médiateur, facilitateur ou formateur (le coach dispose d’une panoplie de concepts/outils sur lesquels il a reçu une formation sérieuse et longue). Il est donc en capacité au sein d’une entreprise notamment d’intervenir avec la posture d’un formateur sur des outils de management par exemple.

C’est la posture du coach qui le distingue des autres professions d’accompagnement.

différence coach formateur

La position du coach n’est donc pas celle d’un expert formé au métier du coaché, mais plutôt celle d’un expert dans le processus de développement de la personne face à ses difficultés.

L’art du coaching est de favoriser chez la personne accompagnée la prise de conscience nécessaire afin de faire émerger les axes de réussite et de performance, les incohérences possibles et les problématiques clés souvent cachées, mais éminemment stratégiques dans son développement.

Le coaching est une relation qui s’inscrit dans des projets contractualisés et qui vise à atteindre un ou des objectifs de développement définis dans le temps. Les séances sont limitées afin d’éviter que le coaché devienne dépendant de cette relation coach/coaché.

Il s’agit donc d’un accompagnement de développement à partir du potentiel de la personne accompagnée, sans lui fournir la recette et sans la dimension « transfert de compétence ».

Le coach n’apporte pas de conseil. Il utilise le questionnement afin que le client s’autodétermine. 

Autrement dit, le rôle du coach est de poser les bonnes questions pour aider le client à trouver lui-même ses propres solutions. Ce type d’accompagnement est donc difficilement quantifiable.

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Attention, si vous prétendez proposer du « coaching ». Un coach professionnel, c’est un métier spécifique comme nous venons de le voir.
Au-delà du questionnement le coach utilise le feed-back, la confrontation, le partage d’expérience… et surtout l’écoute active. Et cela, ça s’apprend.

Même si le coaching n’est pas réglementé et donc accessible sans diplôme ou qualification pour exercer cette activité, il est conseillé de s’armer d’une formation en coaching…

Un coach professionnel a reçu une formation sérieuse (RNCP), et doit être en capacité de justifier de sa certification et de son respect des règles de déontologie (EMCC...).

Oui, vous pouvez démarrer cette activité sans passer par une école de coaching. Encore faut-il que vous ayez déjà les qualités requises telles que le sens de l’écoute, de la patience, une capacité d’adaptation, d'analyse et de synthèse.


La maîtrise d’outils de coaching est donc un grand plus, mais d’une manière générale, ce ne sont pas ces outils qui aideront vos clients à obtenir des résultats. C’est vous et votre implication.

Le mentor

Le mentorat pourrait être envisagé de la façon suivante : « Comment puis-je vous aider à progresser dans l’entreprise ? » 

C’est donc une relation d’échange qui vise le transfert de connaissances et d’expériences afin de permettre au mentoré d’avancer sur le plan tant personnel que professionnel.

C’est davantage une relation d’aide qui s’inscrit sur le long terme où le mentor conseille l’individu au mieux de sa connaissance et lui transmet ses savoirs, ce qu’il a accumulé comme expertise, expérience et connaissance de l’entreprise. 

Le mentoring, ou mentorat en français, consiste à jumeler une personne d’expérience ou qualifiée (le mentor) avec une personne qui souhaite progresser dans un domaine où améliorer ses compétences (le mentoré).

Et une chose importante. Le mentor n’accomplit pas une mission rémunérée et intervient dans une quotidienneté non limitée.  Ce rôle est généralement attribué à un « parrain », une personne d’expérience en interne d’une entreprise.

Une relation inter entreprise rémunérée ne peut donc pas être désignée comme du mentorat. En théorie. Car en pratique, nous voyons fleurir de nombreux business Mentor.

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Si vous prétendez proposer du « mentoring », votre accompagnement devra être proposé à un tarif accessible et raisonnable, en dessous de sa véritable valeur. Et non utiliser ce titre pour appliquer des tarifs démesurés en vous vendant à 2000€ de l’heure…
Logiquement, un mentor est avant tout une personne généreuse et altruiste, prête à aider vraiment ses clients… Il me semble.

Le consultant

différence coach consultant

Contrairement au coaching, le consulting porte sur l’amélioration de la performance d’une entreprise et non de l’individu en lui-même.
Contrairement au mentoring, le consultant est rémunéré et apporte son savoir-faire sur un délai précis.

Tout comme un mentor, le rôle d’un consultant est d’aider l’entrepreneur à trouver une solution à une problématique stratégique.

Pour gagner en efficacité, souvent le consultant a son propre « Framework » (cadre de travail) qui l’applique au cas du client.

L’expérience du consultant joue donc un rôle très important pour ne pas « cloisonner » le cas de l’entreprise dans un cadre non adapté.

  • Qui dit « consultant » dit « expertise ».
  • Qui dit « expertise » dit « expérience »

Par exemple. Le consulting est une très bonne solution pour un cadre en reconversion professionnelle.

Il existe deux types de consulting…

  • Le consultant qui conseille et offre ses recommandations stratégiques sans aider le client dans la mise en œuvre.
    Dans ce cas, une fois la mission terminée, c’est au client de mettre en œuvre les recommandations du consultant. Le client (ou son équipe) doit donc avoir une certaine expérience pour exécuter la partie opérationnelle.
  • Le consultant qui conseille et apporte une solution et aide le client dans sa mise en œuvre, sur la base d’une analyse de l’existant.
    Dans ce cas, le consultant se positionne comme un véritable partenaire, un mentor. Il aide le client sur les deux facettes « stratégique » et « opérationnelle ». Dans la mesure du possible, c’est de cette manière que je conçois mes accompagnements.
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Aider le client ne veut pas dire effectuer son travail.
Sinon, c’est une prestation de service.

3 métiers, 3 approches différentes

Formateur, coach ou encore consultant sont des approches d’accompagnement et de développement des compétences correspondant à 3 besoins complémentaires avec des frontières parfois confondues...

Ces trois approches requièrent de l’accompagnateur des connaissances et des expertises bien différentes.

Approche formateur

Le formateur fait découvrir des savoirs, transmet ses connaissances, dans une démarche pédagogique et les mets en œuvre dans des exercices.
Vous l'avez compris, Le formateur est avant tout un pédagogue, même si ce n'est pas son unique champ d'intervention.

approche coaching

Le coaching exige une grande capacité d’écoute pour identifier les opportunités de développement et les zones d’inconfort de façon à faire émerger, à travers des questions, les vrais enjeux de développement et les pistes de solution qui seront choisies par la personne accompagnée. Il est garant du processus de coaching pour aider le client à s’offrir lui-même de vrais résultats.

approche consulting

Le consulting (et le mentoring) ne sont pas réglementés. Le consulting exige une expertise, une expérience vécue. À mon sens… Le consultant doit avoir un intérêt réel envers son client dans la transmission de ses savoirs, pris au sens large. Il doit donc s’assurer de la montée en compétence de son client en vérifiant la bonne mise en œuvre des actions planifiées en amont.

Votre différenciation portera donc sur :

  • le type d’accompagnement que vous souhaitez apporter à votre client ;
  • l’étendue de votre gamme d’offres suivant les besoins identifiés.

Par exemple, si on reprend le deuxième cas de figure du consultant « partenaire », le client aura l’assurance qu’il ne se retrouvera pas seul pour réaliser les actions… Et c’est souvent le problème. Sans expérience, la mise en œuvre ne peut-être qu’imparfaite.

Autre exemple.

Pour ma part, on me qualifie souvent de coach. Dans un sens oui, car j’aide mes clients à clarifier précisément leurs objectifs en début de mission, à les motiver, à les aider à prendre du recul sur leur situation. Mais ce n’est pas mon rôle premier. 

Ce sera à vous de vous questionner sur : « Quelles sont les formes d’accompagnement dont ont besoin vos clients et dans quelle situation ? »

La formation, le coaching ou encore le consulting sont des approches complémentaires.

C’est pourquoi

  • Un formateur a tout intérêt à proposer du consulting et/ou du coaching pour vivre confortablement de son activité.
  • Un coach ou un consultant a aussi tout intérêt de prévoir la mise en place de contenus pédagogiques sur son domaine d’expertise (articles de blog, guides, module de formation…) pour se faire connaître et ainsi se démarquer de la concurrence !

Êtes-vous fait pour ce métier ?

Il me semble utile que vous compreniez bien la grande différence qu’il peut y avoir entre un accompagnant en face à face et en ligne.

Le métier d’un accompagnant 2.0. Kézako

Les compétences à acquérir pour prospecter et se faire connaître ne sont pas les mêmes. Pourquoi ?

  • Vos clients ne sont pas seulement sur un marché local, mais sur un marché national, voire global, le marché atteignable est plus large.
  • Les possibilités et outils pour vous faire connaître et trouver des clients sont multipliés sur internet, il est judicieux d’apprendre à les saisir.
  • La confiance se construit sur la crédibilité acquise et prouvée en ligne.


Votre business model étant différent, il est donc évident que pour vous installer comme accompagnant 2.0, vous aurez à vous former aux spécificités du web.

  • un positionnement non plus local, mais « francophone »
  • Une prospection non plus local, mais sur Internet
  • Un accompagnement non plus en face à face, mais en visio


C’est donc un métier différent. Plusieurs personnes que j’ai accompagnées, consultant ou coach, n’avaient pas bien assimilé cette différence fondamentale.

Devenir un accompagnant 2.0 implique que :

  • vous allez travailler principalement depuis chez vous ;
  • vous aurez à prouver votre expertise par du contenu ;
  • Vous aurez à prospecter sur un ou plusieurs réseaux sociaux et l’emailing… ;
  • Vous aurez à bâtir dès le départ une stratégie marketing afin d’assurer le socle de votre réussite.

Le plus important…

Comme nous venons de le voir, vous n’êtes pas obligé de vous positionner dans une case précise. Vous pouvez très bien fonctionner en mode hybride.

Par exemple, en tant que consultant vous pouvez aussi avoir une posture de coach. Tout dépend de la relation que vous souhaitez entretenir avec votre client.

Le plus important est de prendre du plaisir à aider son client, d’éprouver un désir passionné d’accompagner ses clients.

En définitive, le titre a bien peu d’importance. Si vous souhaitez devenir un coach ou un consultant en ligne, posez-vous cette simple question : « Est-ce que vous allez prendre du plaisir à accompagner votre client ».

Si la réponse est Oui, alors ce métier vous correspond. Dans le cas contraire, il vous sera bien difficile :

  • de vous épanouir pleinement dans cette profession ;
  • d’offrir de vrais résultats à vos clients.

Bien entendu, il faudra choisir des personnes avec qui vous avez envie de travailler. D’où l’importance de bien travailler votre positionnement, votre avatar… On n’en reparlera. C’est capital pour votre réussite.

Devenir accompagnant en ligne implique une réelle envie d’être acteur du changement.

  • Vous devez avoir de la valeur à offrir à vos clients.
  • Vous devez mettre votre client au centre de vos préoccupations.
  • Vous devez être vraiment motivé à vouloir gagner.

Plus vous serez capable d’offrir de vrais résultats à vos clients, en les aimant et en les servant, plus votre entreprise sera prospère. Relisez bien cette phrase…

Quel que soit votre type d’accompagnement (coaching, consulting, mentoring), n’oubliez pas que la base de ce métier est d’aider votre client à atteindre ses objectifs.

  • Ne pensez pas uniquement à vos gains… Il s’agit aussi de l’avenir de vos clients…
  • Avant de gagner votre vie en faisant ce que vous aimez, il va falloir travailler… À ma connaissance, aucun projet ne peut être atteint sans persévérance, facilement et rapidement.
Réussir dans le coaching

C’est à vous de mettre toutes les chances de votre côté pour réussir dans le coaching ou le consulting.

Comme toute création d’entreprise, la difficulté est de tenir sur la longueur et non d’obtenir quelques ventes le jour J. Cela vous demandera obligatoirement de la rigueur et de la planification.

Et si vous avez le syndrome de l’imposteur, c’est ma foi une bonne nouvelle. Cela signifie tout simplement que vous mettez votre client au cœur de vos préoccupations.

Que vous ayez la peur au ventre avant de vendre votre programme est tout à fait normal. Aucun entrepreneur a 100% confiance avant de se lancer. Nous avons tous des doutes. C’est humain.

Malgré votre syndrome de l’imposteur, vous devez vous lancer ! Dites-vous que vous allez apprendre en chemin…

  • Plus vous attendez,
  • Plus vous douterez,
  • Moins vous passerez à l’action.

On n’est jamais certain de rien. Il faut prendre des risques pour réussir son avenir. On apprend toujours quand on essaie et qu’on pratique.

Le monde a besoin de plus d’accompagnants en ligne bienveillants !

Cet article est un tout petit extrait de notre guide complet. Je vous propose donc de poursuivre votre lecture.
Dans celui-ci, je ne vais pas décrire la pratique du coaching ou du consulting, mais vous présenter une méthodologie en 5 étapes pour lancer avec brio une activité d’accompagnant sur le net.

coach et son marketing

Et ne croyez pas que c'est juste pour les débutants... 🙂
Oui, car une infime partie des coachs et consultants en ligne ont fait l’effort de construire les fondations marketing de leur entreprise… 90% de toute réussite est pourtant à ce niveau !

Vouloir aller plus vite que la musique n'a jamais été la bonne solution à suivre...

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